La pandémie affecte tout le monde et annule des événements de tous genres. Les salons du livre ne font pas exception. Pour les auteurs, les salons du livre sont une opportunité unique de rencontrer et de discuter avec les lecteurs et autres collègues auteurs, puis de faire de la publicité pour leurs œuvres, en plus d’avoir un aperçu du succès de ces dernières. Avec l’annulation de nombreux salons, quelles sont les solutions de remplacement pour atteindre les mêmes objectifs?
Solution 1 – Les réseaux sociaux
Depuis le début de la pandémie et à l’annonce de l’annulation des salons du livre, chaque auteur met les bouchées doubles pour accentuer sa présence sur les réseaux sociaux.
La publicité en ligne n’est pas un nouveau concept, mais maintenant que toute opportunité de présence dans les écoles, dans des conférences et animations, dans les salons du livre et dans des lancements de livres sont impossibles, il faut concentrer notre énergie sur nos pages Instagram, Facebook, Twitter, Goodreads et LinkedIn.
Plusieurs auteurs offrent également au public la possibilité d’acheter un livre dédicacé directement via eux-mêmes. C’est une belle option pour combler la rencontre auteur/lecteur et la dédicace qu’offrent les salons du livre. Par ailleurs, acheter directement de l’auteur(e) veut souvent dire que le profit de la vente va directement et pleinement dans ses poches! Une belle façon d’encourager vos auteur(e)s préféré(e)s!
Des initiatives ont par ailleurs été levées un peu partout sur les réseaux sociaux pour aider les auteurs à obtenir de la visibilité. Entre autres :
- Le mouvement Je lis bleu (plus d’informations sur cet article de Radio-Canada : #jelisbleu pour promouvoir l’achat de livres québécois),
- Le retour de la belle journée Le 12 août, j’achète un livre québécois (qui a eu un succès gigantesque cette année : lire Ventes de livres québécois : « Un des meilleurs 12 août », disent des libraires),
- Le groupe Facebook Lecteurs-Lectrices de Fantasy-Fantastique (un groupe de déjà plus de mille membres où les lecteurs admirateurs des genres fantasy et fantastique peuvent partager leurs découvertes et où les auteurs de ces genres peuvent promouvoir leurs œuvres!)
*Rejoignez-moi le mardi 1er décembre 2020 à 19h30 EST pour une discussion en direct On jase de même avec mes collègues et amis auteurs, puis administrateurs du groupe Facebook Lecteurs-Lectrices de Fantasy-Fantastique, Danny Rotondo et Justin Lemire.
Solution 2 – Le virtuel
La maison d’édition Luzerne Rousse a mis en œuvre une belle initiative en avril 2020 en organisant un Salon du livre virtuel (SLVirtuel). Durant quatre jours, une programmation était proposée de 9h à 17h pour tous publics, comprenant entre autres des animations vidéo en direct, des tables rondes virtuelles et des activités destinées à la jeunesse (livres à découper, lectures de contes, ateliers créatifs, etc.). J’ai moi-même participé à l’initiative en présentant un court atelier d’une vingtaine de minutes intitulé « Où trouver l’inspiration ? » que vous pouvez toujours visionner sur la page Facebook du SLVirtuel. Parfait pour tous ceux et celles qui souffrent du syndrome de la page blanche ! Bref, ce salon était organisé à partir de la collaboration entre diverses maisons d’édition pour rapporter une certaine part de la visibilité normalement acquise dans les salons du livre normaux. Ce fut un succès et, me concernant, ce fut une opportunité en or pour me faire connaître et attirer de nouveaux abonnés vers mes réseaux sociaux.
En ce mois de novembre, le Salon du livre de Montréal (Québec, Canada) a décidé de se tourner, lui aussi, vers le virtuel. Est offerte une panoplie d’ateliers et d’entrevues en ligne avec des auteurs. Le petit bémol : étant donné que les places dans la programmation sont limitées, les plus petites maisons d’édition et les plus petits auteurs n’ont pas l’opportunité d’y participer.
Étant originaire de l’Outaouais (Québec, Canada), le Salon du livre de l’Outaouais est très près de mon cœur et je m’y rends normalement chaque année, autant en tant que lectrice que, récemment, en tant qu’auteure. Pensez-vous qu’il se tournera vers le virtuel, lui aussi?
Solution 3 – Les livres numériques
Les librairies ayant été fermées durant une longue période au début de la pandémie, les maisons d’édition, et les auteurs, devaient se tourner vers la promotion des commandes en ligne. De ce fait, il y a parallèlement eu une montée de la promotion des livres numériques, dont l’achat était si simplement fait.
Est ici soulevé le grand débat entre le papier et le numérique; le livre et la liseuse. Je ne m’y aventurerai pas aujourd’hui, mais personnellement, je préfère les livres papier! Toutefois, durant la pandémie, il était pratique d’avoir l’option d’offrir les livres de ma série, Princesse promise, en version numérique, comme possibilité alternative.
Rendez-vous sous la rubrique Achats pour la liste des points de vente (en personne et virtuels) des deux premiers tomes de la série Princesse promise.
Récapitulation
Le soutien de la population à travers le partage et la participation via les réseaux sociaux est plus important que jamais pour compenser le manque de publicité et de liens auteur-lecteur qu’offrent normalement les salons du livre en présentiel. Des mouvements sont créés pour donner un coup de main aux écrivain(e)s et les salons du livre semblent petit à petit se tourner vers le virtuel. L’achat de livre numérique n’a peut-être pas dépassé les ventes de livres papier, mais au moins, l’option est souvent offerte, contribuant ainsi à faciliter la survie du monde livresque durant la pandémie.
Lisez l’article suivant pour voir comment la pandémie de la COVID-19 a affecté la série Princesse promise et quelle solution s’est présentée pour assurer la publication de la fin de la trilogie : La fin tant attendue prévue pour le mois d’août 2021!
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